Avis fiabilité moteur B48 156 cv
Le B48 de 156 ch de chez BMW représente l'entrée de gamme très bien conçu de ce célèbre quatre-cylindres turbocompressé, offrant la possibilité d'acquerir une BMW à plus petit budget tout en restant évidemment a la hauteur d'un des meilleurs motoriste du monde.
Contrairement aux générations précédentes, il s'appuie sur une distribution par chaîne robuste située à l'arrière du bloc, une architecture pensée pour la longévité et la réduction des interventions lourdes.
Pilier de la marque, ce bloc de 2,0 litres de cylindrée bénéficie de technologies de pointe comme le TwinPower Turbo et l'injection directe haute pression.
Bien que bridé électroniquement à 156 ch, il conserve le couple généreux et la rondeur caractéristiques des cylindrées plus élevées, garantissant un bel agrément de conduite et une absence de vibrations par rapport aux motorisations plus compactes.
Héritier direct du savoir-faire essence de BMW, ce moteur a corrigé les erreurs de jeunesse de ses prédécesseurs pour s'imposer comme l'un des blocs les plus fiables de l'histoire récente du constructeur. Particulièrement sobre en usage mixte grâce à une gestion optimisée, il représente un très bon choix pour les conducteurs exigeants, à condition de respecter scrupuleusement les échéances d'entretien et de surveiller l'état du circuit de refroidissement, notamment la pompe à eau et les durites plastiques.
Moteurs associés
Nombre de cylindres
4
Nombre de soupapes par cylindre
4
Alimentation
Injection directe + TwinTurbo
Distribution
Chaine avec VANOS + Valvetronic
Puissance fiscale
8 CV
Puissance din
156 cv
Cylindrée
1998 cm³
Couple cumulé
250 Nm (généralement disponible ~1300-4300 tr/min)
Consommation urbaine
6,7-7,0 l/100 km
Consommation extra-urbaine
4,4-4,9 l/100 km
Consommation mixte
6,3-7,1 l/100 km
Émissions de CO2
145-160 g/km
Norme Euro
Euro 6d
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Même si le moteur B48 de 156 cv de chez BMW fait partie des moteurs les plus fiables du marché en essence, celui-ci possède quelques problêmes de fiabilité bien connu des possesseurs de BMW
- Fragilité des composants du circuit de refroidissement : C'est le problême le plus connu de ce moteur. Les raccords de durites et le boîtier de gestion du liquide de refroidissement (souvent en plastique) peuvent se fissurer avec le temps et la chaleur. Une baisse du niveau de liquide de refroidissement doit être prise très au sérieux pour éviter la surchauffe.
- Fuite de la pompe à huile (électrique) : Certains modèles ont connu des fuites au niveau du connecteur électrique de la pompe à huile. L'huile peut alors remonter par capillarité dans le faisceau moteur et potentiellement endommager le calculateur (DME). Un contrôle visuel lors de l'entretien est recommandé.
- Encrassement des soupapes d'admission (Calage variable) : Comme tout moteur à injection directe, les vapeurs d'huile peuvent créer des dépôts sur les soupapes d'admission. À long terme, cela peut provoquer des ratés d'allumage, une perte de puissance ou un ralenti instable. Un décalaminage à l'hydrogène ou mécanique peut s'avérer utile après 100 000 km.
- Vibration de la vanne de purge du réservoir (Canister) : Un claquement sec au ralenti, souvent confondu avec un bruit de distribution, provient fréquemment de la vanne de purge des vapeurs d'essence. C'est une pièce peu coûteuse et facile à remplacer, mais son bruit peut être inquiétant.
- Supports moteur (Silentblocs) : Sur cette configuration, les supports moteur hydrauliques ont tendance à s'affaisser prématurément (parfois avant 80 000 km), provoquant des vibrations excessives dans l'habitacle, surtout à l'arrêt ou lors des phases de Start & Stop.
En résumé : Le B48 de 156 ch est un moteur très robuste, bien loin des problêmes de son prédécesseur (le moteur N20). Sa distribution par chaîne est fiable et son agrément est excellent. Pour garantir sa longévité, il suffit de surveiller l'étanchéité de son système de refroidissement et de privilégier des vidanges rapprochées (tous les 15 000 km ou 1 an) avec une huile de synthèse de haute qualité respectant les normes BMW Longlife-04 ou 17 FE+.
Ce qu’on a aimé
- Une souplesse remarquable Contrairement aux anciens 3 cylindres, cette version "dégonflée" du bloc 2.0L bénéficie d'une inertie naturelle et de l'équilibre du quatre cylindres qui offrent une douceur de fonctionnement absente chez la concurrence.
- Un couple disponible très tôt Grâce à la technologie TwinPower Turbo (turbo à double entrée), le couple maximal est disponible dès 1 300 tr/min. Cela donne une impression de force tranquille, évitant de devoir "pousser" les rapports pour s'insérer dans le trafic.
- Une efficience thermique de pointe Malgré ses 2 litres de cylindrée, il sait rester très sobre à vitesse stabilisée. Sur autoroute, il n'est pas rare de stabiliser la consommation autour de 5,8 à 6,2 L/100 km, une prouesse pour un moteur essence de ce gabarit.
- Un potentiel de longévité accru Comme il s'agit d'une version "basse pression" d'un bloc conçu pour encaisser bien plus de puissance (jusqu'à 300 ch sur certaines versions), les composants internes travaillent loin de leurs limites mécaniques, ce qui est un gage de fiabilité à long terme.
- L'agrément de la gestion électronique La gestion du refroidissement (pompe à eau électrique) et de la levée des soupapes (Valvetronic) est si fine que le passage entre une conduite éco et une conduite dynamique se fait de manière totalement transparente et instantanée.
- Un silence de fonctionnement premium C'est l'un de ses plus gros points forts : au ralenti ou en vitesse de croisière, le moteur est quasiment inaudible dans l'habitacle, renforçant l'aspect "confort" typique de la marque bavaroise.
Nos critiques
- Un caractère moteur un peu "lisse" En raison de sa cartographie bridée à 156 ch, ce moteur manque de panache dans les tours. Là où on attendrait une envolée lyrique typique de BMW, le B48 se montre ici très linéaire et s'essouffle passé 5 000 tr/min, privilégiant l'efficacité à l'émotion.
- Une sonorité quelconque Si le silence est un atout en conduite coulée, les amateurs de belle mécanique seront déçus par sa signature sonore. Le bruit est assez neutre, voire légèrement métallique à froid, et n'offre pas le "charme" des anciens six cylindres en ligne de la marque.
- La complexité du système de refroidissement C'est le point faible connu de cette famille de moteurs. Les modules de gestion thermique (boîtiers de sortie d'eau) et la pompe à eau électrique sont des pièces sophistiquées qui peuvent présenter des fuites ou des défaillances prématurées, avec des coûts de réparation élevés.
- Un poids sensible sur le train avant Contrairement au petit moteur 3 cylindres (B38) plus léger, ce bloc 2.0L pèse son poids. Sur les modèles d'entrée de gamme un peu moins bien suspendus, cela peut engendrer un léger sous-virage (la voiture tire tout droit) lors d'une conduite dynamique en virage serré.
- Le coût de l'entretien en réseau Bien que fiable, ce moteur exige une huile de haute qualité et un entretien rigoureux. Les tarifs pratiqués en concession BMW pour les opérations de maintenance courante restent nettement plus élevés que chez les constructeurs généralistes.
- Un étagement de boîte parfois trop long Pour favoriser les chiffres de consommation et les émissions de CO2, la boîte automatique (souvent la ZF 8 rapports) est parfois paramétrée sur des rapports très longs. Cela oblige la gestion électronique à rétrograder fréquemment dès que l'on sollicite un peu de puissance.
Le moteur B48 de 156 chevaux est l’un des blocs essence quatre cylindres les plus polyvalents de la gamme BMW. Conçu pour remplacer les anciennes générations moins fiables, ce moteur 2.0 litres Turbo se distingue par son équilibre remarquable entre douceur de fonctionnement et efficacité énergétique.
Avec ses 156 ch, il offre une souplesse d'utilisation très appréciable, notamment grâce à un couple disponible dès les bas régimes. S'il n'est pas typé "sportif" dans cette configuration, il assure des relances sécurisantes et un grand confort acoustique sur autoroute. La consommation reste étonnamment maîtrisée pour un moteur de cette cylindrée, s'établissant souvent autour de 6,5 à 7 L/100 km en usage mixte, grâce à une gestion électronique de pointe.
Côté fiabilité, le B48 est considéré comme l'un des meilleurs blocs produits par BMW ces dernières années. Contrairement à ses prédécesseurs, il affiche une robustesse exemplaire. Les points de vigilance sont rares, bien qu'il faille surveiller le circuit de refroidissement (pompe à eau ou durites) sur certains modèles. Comme pour tout moteur turbocompressé, un entretien scrupuleux et l'utilisation d'une huile de haute qualité sont essentiels pour garantir sa longévité.
En résumé, le moteur B48 de 156 ch est un bloc moderne, fiable et onctueux, parfaitement adapté à ceux qui recherchent l'agrément BMW sans viser des performances extrêmes. C'est un excellent choix sur le marché de l'occasion pour un usage quotidien serein.
Excellent
Note MonInspection.Fr
Dans quelles voitures est monté le moteur B48 156 cv ?
Le moteur B48 de 156 chevaux se retrouve principalement dans les versions d'entrée de gamme de la marque, sous l'appellation 18i. On le retrouve d'abord sur la BMW Série 3 (G20) et sa version break Touring (G21) en tant que modèle 318i depuis 2020. Ce bloc équipe aussi la BMW Série 2 Coupé (G42) sur la version 218i, ainsi que la BMW Série 4 Coupé (G22) sous la dénomination 418i sur certains marchés. Bien que ce soit un 2,0 litres, il est ici bridé pour offrir une conduite plus calme et plus sobre que les versions supérieures.
Quelle est la durée de vie moyenne de ce moteur B48 156 cv ?
Le moteur B48 est réputé pour sa grande fiabilité et peut généralement atteindre ou dépasser les 250 000 kilomètres sans encombre, à condition que l'entretien soit rigoureux. Cette version de 156 chevaux est particulièrement robuste car elle est "sous-exploitée" par rapport à sa conception initiale, ce qui limite la fatigue thermique et mécanique des composants. Sa longévité dépend toutefois de la vigilance portée au système de refroidissement et à la fréquence des vidanges, car les joints et les pièces en plastique du circuit d'eau peuvent devenir fragiles avec le temps. Dans l'ensemble, c'est l'un des moteurs quatre cylindres les plus solides de la production actuelle de BMW.
Quelle est la consommation réelle du moteur B48 156 cv ?
En usage réel, ce moteur se montre plutôt sobre pour un 2,0 litres et affiche généralement une consommation moyenne oscillant entre 6,5 et 7,5 litres aux 100 kilomètres. Sur autoroute, à vitesse stabilisée, il est tout à fait possible de descendre aux alentours de 6 litres, tandis qu'une conduite exclusivement urbaine fera grimper la moyenne vers les 8,5 ou 9 litres. Comme ce bloc est peu sollicité par rapport à ses capacités maximales, il n'a pas besoin de forcer pour déplacer la voiture, ce qui aide à maintenir des chiffres raisonnables. Son appétit dépendra toutefois beaucoup de votre style de conduite et du poids du modèle, une Série 3 Touring étant logiquement un peu plus gourmande qu'une Série 2 Coupé.
Le moteur B48 156 cv est-il adapté à une utilisation quotidienne ?
Ce moteur est particulièrement bien adapté à un usage quotidien grâce à sa grande souplesse et son silence de fonctionnement en milieu urbain. Le couple de 250 Nm est disponible très tôt, ce qui permet de s'insérer facilement dans le trafic ou de dépasser sans avoir à monter haut dans les tours. Bien qu'il soit moins démonstratif que les versions plus puissantes, il offre un confort de conduite supérieur aux anciens moteurs trois cylindres, tout en restant économique pour les trajets domicile-travail. C'est un excellent compromis pour quelqu'un qui recherche la fiabilité d'une mécanique robuste et la douceur d'une berline moderne sans les coûts d'entretien d'une motorisation sportive.
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