
Avis et fiabilité de la boîte de vitesse AL4
Publié le
10
February
2026
Mis à jour le
10
February
2026
La boîte automatique AL4 (ou DP0) est une référence de la transmission française, conçue par PSA et Renault pour démocratiser le confort de conduite. Pionnière de la gestion « auto-active », elle adapte ses passages de rapports au style du conducteur, offrant une polyvalence idéale pour les citadines et berlines compactes.
Compacte et fluide, cette boîte se distingue par sa simplicité mécanique et sa douceur en milieu urbain. Si sa robustesse interne est réelle, sa longévité repose sur un entretien rigoureux : loin du mythe de la « lubrification à vie », elle exige des vidanges régulières et une attention portée aux électrovannes hydrauliques. C’est un choix pragmatique pour l'occasion, alliant coût d'usage maîtrisé et agrément, sous réserve d'un suivi technique sérieux.
Boîtes de vitesses associées
Moteurs associés
Boîte de vitesses automatique à gestion électronique
PSA (Peugeot Citroën) & Renault (conception conjointe)
4 rapports avant + 1 marche arrière
Transversale, montage traction
Environ 70 kg (avec huile)
ATF LT 71141 (ex: Mobil ATF LT 71141)
6,0 Litres (capacité totale), environ 3,0 Litres pour une vidange partielle
Bien que la boîte automatique AL4 soit reconnue pour sa douceur, sa conception hydraulique impose un suivi rigoureux. Voici les points de vigilance essentiels pour garantir sa longévité :
- Défaillance des électrovannes (EVM) : C'est la panne classique. L'usure des vannes d'origine provoque des à-coups ou un blocage en 3ème vitesse (mode dégradé). Le remplacement par des électrovannes renforcées BorgWarner règle définitivement ce problème.
- Nécessité des vidanges : Contrairement au discours "lubrifiée à vie", cette boîte exige un entretien. Une vidange tous les 60 000 km avec l'huile ATF LT 71141 est vitale pour protéger le bloc hydraulique et éviter l'encrassement.
- Surchauffe et refroidissement : L'échangeur thermique peut s'obstruer, dégradant l'huile prématurément. Une surveillance du circuit de refroidissement est indispensable pour maintenir une pression hydraulique stable et éviter l'usure interne.
- Recalibrage électronique : Après chaque entretien, une remise à zéro du compteur d'usure d'huile via la valise diagnostic est impérative. Cela permet au calculateur d'adapter la pression à la viscosité de l'huile neuve.
- Fuites et niveau d'huile : Très sensible au manque de pression, la boîte AL4 ne tolère aucun suintement (joints de carter ou capteurs). Un contrôle visuel régulier permet d'éviter une casse majeure due à un niveau d'huile insuffisant.
En résumé, la fiabilité de l'AL4 n'est pas une fatalité : elle dépend directement de la qualité des électrovannes et de la régularité des vidanges, loin des préconisations "zéro entretien" d'origine.
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Ce qu’on a aimé
- Douceur de fonctionnement : Elle offre des passages de rapports souples et sans rupture de charge brutale en conduite apaisée.
- Intelligence "Auto-Active" : Sa gestion électronique pionnière adapte les lois de passage selon le relief de la route et le comportement du conducteur.
- Conception compacte : Sa taille réduite facilite son intégration sous le capot et limite le poids total du véhicule.
- Entretien économique : Contrairement aux boîtes modernes (DSG, EAT8), ses composants comme les électrovannes sont accessibles et peu coûteux à remplacer.
- Robustesse mécanique : Sa partie purement matérielle (pignons, carter) est très solide et peut encaisser de gros kilométrages sans fatigue.
- Coût d'usage réduit : Une fois fiabilisée, elle reste l'une des transmissions automatiques les moins chères à maintenir sur le long terme.
Nos critiques
- Nombre de rapports limité : Avec seulement 4 vitesses, elle manque d'allonge sur autoroute, ce qui augmente le volume sonore et la consommation de carburant.
- Obsolescence technologique : Sa gestion hydraulique est lente par rapport aux boîtes modernes à double embrayage, avec parfois des temps d'hésitation au rétrogradage.
- Fragilité des électrovannes d'origine : La conception initiale des vannes de modulation est le défaut majeur, provoquant des mises en sécurité (mode dégradé) intempestives.
- Sensibilité thermique : Elle tolère mal les fortes montées en température, notamment en cas de sollicitation intense ou d'échangeur thermique encrassé.
- Entretien négligé par le réseau : Le discours officiel du "sans entretien" a causé la perte de nombreuses boîtes qui auraient pu durer bien plus longtemps avec de simples vidanges.
- Agrément de conduite daté : Le passage de la 1ère à la 2ème vitesse est parfois marqué par un léger à-coup, typique de cette génération de transmissio
L'AL4 n'est pas la "mauvaise boîte" que sa réputation laisse entendre. Sa mauvaise image provient principalement d'un défaut de conseil des constructeurs sur l'entretien. Mécaniquement robuste, elle est capable de franchir les 250 000 km sans sourciller, à condition d'avoir été soignée. C'est une boîte "à l'ancienne" : simple, réparable et confortable pour une conduite urbaine ou périurbaine.
Toutefois, elle ne convient pas aux conducteurs dynamiques. Sa conception à 4 rapports la rend limitée sur les grands axes (consommation plus élevée et niveau sonore présent). C'est un choix de raison pour ceux qui cherchent un véhicule automatique à petit prix, sans la complexité coûteuse d'une boîte robotisée moderne.
Satisfaisant
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