Avis fiabilité moteur 2.0 HDI 136CV

Le 2.0 HDI 136 ch marque un tournant technologique majeur pour ce bloc emblématique, propulsant le savoir-faire de PSA dans l'ère de la performance moderne. En adoptant une culasse à 16 soupapes et un turbocompresseur à géométrie variable, il transcende l'agrément de la version 110 ch pour offrir un punch et une souplesse remarquables, transformant les berlines et monospaces en véritables routières dynamiques.

Cependant, ce gain de puissance s'accompagne d'une architecture bien plus complexe, imposant des contraintes mécaniques inédites. Ce moteur est particulièrement sensible à l'encrassement de la vanne EGR et du filtre à particules (FAP), des composants qui exigent des trajets autoroutiers réguliers sous peine de provoquer des modes dégradés. La gestion du volant moteur bimasse reste un point de vigilance, tout comme le système d'injection haute pression qui, bien que performant, tolère mal les approximations sur la qualité du carburant ou du filtrage.

Héritier le plus musclé de la lignée DW10 à son lancement, ce bloc de 136 ch représente l'aboutissement du diesel hautes performances des années 2000. C'est le moteur idéal pour les gros rouleurs en quête de couple généreux (320 Nm) et de reprises de premier ordre, à condition de suivre une maintenance rigoureuse et de privilégier les longs parcours pour préserver sa technologie de dépollution et sa suralimentation.

Par

Driss Poncet

Responsable Développement

Publié le

02

February

2026

Mis à jour le

02

February

2026

Notre avis vidéo du moteur 2.0 HDI 136CV

Puissance du moteur 2.0 HDI 136CV

Nombre de cylindres

4

Nombre de soupapes par cylindre

4

Alimentation

Injection directe Common Rail

Distribution

Courroie de distribution

Puissance fiscale

8 CV

Puissance din

136 ch

Cylindrée

1 997 cm³

Couple cumulé

320 Nm à 2000 tr/min

Consommation du moteur 2.0 HDI 136CV

Consommation urbaine

7,5 – 8,2 L/100 km

Consommation extra-urbaine

4,5 – 5,2 L/100 km

Consommation mixte

5,5 – 6,0 L/100 km

Émissions de CO2

145 – 160 g/km

Norme Euro

Euro 4

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Maladie du moteur 2.0 HDI 136CV

Bien que le moteur 2.0 HDI 136 ch soit salué pour sa robustesse mécanique et sa capacité à encaisser de gros kilométrages, il hérite de complexités liées à sa technologie 16 soupapes et à ses systèmes antipollution. Voici les points de vigilance à surveiller pour garantir sa longévité :

  • Encrassement de la vanne EGR et du FAP : C’est la maladie numéro un de ce bloc. En cas d'usage urbain prolongé, la suie s'accumule, provoquant des pertes de puissance, des fumées noires ou un colmatage du filtre à particules. Un décrassage régulier sur autoroute est indispensable pour maintenir le système opérationnel.
  • Faiblesse du volant moteur bimasse : Ce composant absorbe le couple généreux du moteur, mais il finit souvent par prendre du jeu. Des vibrations inhabituelles au ralenti ou un bruit de claquement lors des changements de rapports sont les signes avant-coureurs d'une casse imminente, entraînant souvent l'embrayage dans sa chute.
  • Grippage de la géométrie variable du turbo : Contrairement au 110 ch, le turbo du 136 ch possède des ailettes mobiles qui peuvent se bloquer à cause de la calamine. Cela se traduit par des trous à l'accélération ou un passage soudain en mode dégradé (voyant moteur) lors des fortes sollicitations.
  • Défaillance des électrovannes de commande : Le circuit de dépression, qui pilote le turbo et les volets d'admission, est sujet à des fuites sur les petites durites ou à une panne des électrovannes. Cela simule souvent une panne de turbo alors qu'il s'agit d'un simple problème de pilotage pneumatique.
  • Fuites des injecteurs (Joints d'embase) : Une odeur de gazole brûlé dans l'habitacle ou un dépôt de "goudron" noir autour des injecteurs indique une fuite des joints. Si ce problème n'est pas traité rapidement, la calamine peut bloquer les injecteurs dans la culasse ou polluer l'huile moteur, mettant en péril le turbo.
En résumé : La fiabilité du 2.0 HDI 136 reste supérieure aux standards actuels, mais elle est étroitement liée à son mode d'utilisation. Pour préserver ce bloc, il est conseillé de privilégier les longs trajets, d'utiliser une huile de synthèse de haute qualité et de surveiller tout bruit suspect provenant de la transmission ou de la suralimentation.

Notre avis sur le moteur 2.0 HDI 136CV

Ce qu’on a aimé

  • Le couple et l'Overboost : C'est sans doute l'aspect le plus plaisant. Avec 320 Nm (et 340 Nm en pointe), le moteur offre une poussée franche et rassurante. Que la voiture soit chargée ou en côte, on ne manque jamais de ressources pour doubler, ce qui apporte un vrai sentiment de sécurité.
  • L'onctuosité des 16 soupapes : Contrairement au 110 ch qui pouvait paraître un peu rugueux ou bruyant à haut régime, le 136 ch est beaucoup plus souple et "rond". Il monte plus volontiers dans les tours et offre un silence de fonctionnement supérieur sur autoroute, rendant les longs trajets très confortables.
  • La sobriété réelle : C'est un moteur "honnête". Malgré l'augmentation de puissance, il reste extrêmement sobre. Il n'est pas rare de descendre sous la barre des 5,0 L/100 km sur route secondaire, ce qui, pour un bloc de 2 litres, reste une performance remarquable même face à des moteurs plus récents.
  • Une robustesse "à l'ancienne" : Sous sa couche d'électronique et de capteurs, le bas moteur (le bloc en lui-même) reste virtuellement indestructible. Si l'on prend soin des périphériques (EGR, FAP, Turbo), c'est un moteur qui peut emmener une voiture jusqu'au bout du monde, bien au-delà des 300 000 km.
  • La polyvalence : Il est aussi à l'aise sous le capot d'une compacte agile comme la 307 que dans une grande routière comme la C5 ou un monospace lourd comme le 807. Il s'adapte à tous les types de conduite sans jamais donner l'impression de forcer.

Nos critiques

  • Complexité excessive : Trop de capteurs et de durites de dépression ; une petite fuite d'air suffit à brider le moteur.
  • Caprices du FAP : Système d'additivité (cérine) coûteux et encrassement rapide en usage urbain.
  • Maintenance onéreuse : Volant moteur bimasse fragile et accès mécanique difficile (main-d'œuvre élevée).
  • Creux à bas régime : Manque de répondant sous 1 800 tr/min avant le déclenchement du turbo.
  • Électronique sensible : Alertes "Système antipollution défaillant" fréquentes et parfois difficiles à diagnostiquer.
  • Vanne EGR : Positionnée à l'arrière du moteur, rendant son nettoyage ou son remplacement pénible.

Notre avis sur ce moteur est nuancé : le 2.0 HDI 136 ch représente l'apogée du diesel performant des années 2000, mais il marque aussi la fin de l'ère de la simplicité mécanique. C'est un moteur que nous qualifions de "grand voyageur" : il excelle sur les longs trajets où sa réserve de couple et sa consommation dérisoire font des merveilles, offrant un agrément de conduite que peu de ses concurrents de l'époque pouvaient égaler. Sa robustesse interne est impressionnante, et il n'est pas rare de voir des exemplaires franchir les 300 000 km avec une compression toujours optimale.

Cependant, notre enthousiasme est tempéré par la fragilité de son écosystème. Contrairement à son petit frère de 110 ch, cette version ne supporte absolument pas la négligence ou les trajets urbains à répétition. C’est un moteur qui demande à être "compris" : il a besoin de monter en température et d'être sollicité sur voie rapide pour éviter que son usine à gaz (FAP, EGR, Turbo à géométrie variable) ne s'encrasse. En résumé, c'est un excellent choix pour un conducteur averti qui privilégie la route, mais il peut devenir un gouffre financier pour un utilisateur citadin à cause de la complexité de ses périphériques et du coût des pièces comme le volant moteur bimasse.

Satisfaisant

Note MonInspection.Fr

B

FAQ du moteur 2.0 HDI 136CV

Quelle est la fiabilité globale du moteur 2.0 HDi 136 cv ?

Le moteur 2.0 HDi 136 cv (souvent associé au code moteur DW10BTED4) est globalement considéré comme un bloc robuste et endurant. Apprécié pour sa polyvalence et son couple généreux, il peut facilement dépasser les 250 000 km s'il est rigoureusement entretenu. C’est un moteur "routier" par excellence qui équipe de nombreux modèles phares comme la Peugeot 407, la 308 ou le Citroën C5.

Quels sont les problèmes fréquents sur le 2.0 HDi 136 ?

Bien que fiable, ce bloc moteur présente quelques faiblesses connues des propriétaires et mécaniciens : La Vanne EGR : Elle a tendance à s'encrasser, surtout si le véhicule effectue majoritairement des trajets urbains. Le Volant Moteur Bimasse : C'est le point noir principal. Une usure prématurée peut entraîner des vibrations et nécessiter le remplacement de l'embrayage. Le Filtre à Particules (FAP) : Comme tout diesel de cette génération, le FAP peut se boucher si les cycles de régénération ne sont pas complétés sur autoroute. Le Capteur de recopie du Turbo : Des pertes de puissance soudaines sont parfois dues à ce petit composant électronique défaillant.

Dans quelle voiture se trouve le 2.0 HDI 136 cv ?

On retrouve principalement le moteur 2.0 HDi 136 cv sous le capot des modèles phares du groupe PSA (Peugeot 307, 308, 407, 607, 807 et Citroën C4, C5, C8), mais aussi chez Ford (Focus, Mondeo) et Volvo (C30, S40, V50) sous les appellations TDCi ou 2.0D.

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